Assassin’s Creed Origins : la naissance d’une légende, en plein cœur de l’Egypte antique

Avant de parcourir la Grèce antique et les terres nordiques Vikings, Layla Hassan, jeune archéologue passionnée d’artefacts anciens, part voyager en Égypte ancienne, en 49 avant J-C. Grâce à l’Animus, technologie développée par la compagnie progressiste Abstergo, elle peut visiter virtuellement le passé d’une personne via son ADN. Dans Assassin’s Creed Origins, on découvre la naissance de la Confrérie des Assassins à travers les yeux de Bayek, Medjaÿ de Siwa et protecteur du pharaon. Mais alors comment Bayek est devenu le possesseur de la lame secrète ? Une bonne question dont la réponse est donnée en jeu, voyons ce que donne cet épisode des Assassin’s Creed. Pour ma part, j’ai joué à Odyssey avant de pouvoir faire Origins. D’un point de vue chronologique, il vaut mieux faire Origins puis Odyssey et enfin Valhalla. Pour celles et ceux qui veulent juste développer leurs connaissances sur l’Egypte, le mode Discovery Tour permet de visiter toute la carte du jeu via des visites guidées. Rares sont les jeux qui permettent de voyager dans l’univers égyptien, voyons voir si Ubisoft a su nous embarquer dans ce voyage. Spoiler alerte activée !

Bayek et Aya, un duo charismatique en quête de vengeance

Oubliez la lutte Templiers-Assassins si vous venez des précédents opus des Assassin’s Creed : tout simplement parce qu’ils n’existent pas encore. Du moins pas dès le début du jeu. On est vite plongé dans la peau de Bayek qui n’est d’autre qu’un Medjaÿ c’est à dire un protecteur du pharaon et son royaume. Bayek a donc un pouvoir important dans la région de Siwa : on apprend qu’il a été pris de cible par des individus masqués. Son fils Khemou et lui sont faits prisonniers. Les ravisseurs se révèlent être des membres de l’Ordre des Anciens, organisation secrète souhaitant dominer le monde. Ils veulent que Bayek leur ouvrent la porte d’un sanctuaire situé sous le temple d’Amon qui est sensé abriter les clés d’un grand pouvoir. Bayek refuse et dans sa tentative de fuite, son fils est tué. Furieux, Aya et Bayek, mère et père de l’enfant, se sont promis de tuer tous les hommes de l’Ordre des Anciens. Une histoire triste mais qui trouve son sens dans le duo Bayek-Aya.

Un couple uni dans leur quête

Plus on avance dans les missions principales, plus on apprend les circonstances qui ont fait de Bayek l’homme qui va fonder la Confrérie des Assassins. C’est Aya qui va donner la lame des Assassins à Bayek, arme confiée par Cléopâtre et avec laquelle Darius a assassiné Xerxès – qu’on retrouve dans le DLC de Odyssey – . Bayek l’a reçoit lorsqu’ils sont à Alexandrie. Plus tard, Cléopâtre nous fera devenir son Medjaÿ afin de l’aider face à l’Ordre des Anciens et nous dressera une liste de ces hommes à tuer avec la lame. Une lame qu’on va apprendre à manier pour devenir un véritable Assassin. De nombreuses scènes présentent aussi la complicité entre le père et son fils : chasse, exploration de tombeaux, attaque de camps de brigands… de quoi émouvoir le joueur !

Mais Bayek est aussi et surtout un père désemparé par son chagrin : beaucoup d’endroits lui feront rappeler son fils et à quel point il lui manque. On ressent souvent sa tristesse, c’est très réussi. Il y a beaucoup de phases qui nous ramènent au présent. On apprend davantage sur l’histoire principale et la façon dont fonctionne l’Animus, qui est Layla et pourquoi elle cherche à découvrir les secrets de Bayek et Aya. Le parallèle passé/présent est très bien réalisé ! Tout est lié : le joueur arrive à comprendre pourquoi il est là et quel est son rôle.

Layla dans le présent, à la découverte du passé

L’Egypte, une terre de magie : un voyage plus que réussi

Escalader une pyramide à la main n’est plus un rêve ! Malgré les textures qui ont vieilli par rapport à Assassin’s Creed Odyssey ou Valhalla, la beauté des environnements est à couper le souffle ! Vous pouvez escalader n’importe quel édifice mais à la différence de Odyssey, vous pouvez prendre des dégâts de chute. Tempête de sables, mirages et illusions, tout est fait pour que votre expérience soit la plus immersive possible. Un mode photo permet de partager vos meilleurs panoramas avec vos amis.

Un délice pour les yeux, l’immersion est totale !

Et puis Ubisoft nous rappelle que l’Égypte est une somme de plusieurs cultures : à travers les nombreux environnements du jeu, on retrouve de nombreux éléments grecs et romains. La dynastie des Ptolémées (dont Cléopâtre est la dernière représentante) qui dirige l’Égypte à l’époque, est à l’origine grecque et descend d’un des généraux d’Alexandre le Grand, ayant récupéré l’Égypte à la mort de ce dernier. Jules César va aussi contrôler l’Égypte durant le règne de Cléopâtre. En clair, ces univers sont représentés par les villes comme Alexandrie, des statues dans les villas, les campements et navires marchands… On sent tout le travail apporté par les designers.

Les derniers Assassin’s Creed sont aussi bien connus pour leur penchant mythologique. En effet, voyager en Égypte veut aussi dire découvrir la religion égyptienne, la polymorphie de certains dieux égyptiens, lire des hiéroglyphes… Vous pourrez même combattre les Dieux lors d’évènements particuliers in-game : vous aurez ainsi des équipements héroiques plus puissants. On se rapproche de Assassin’s Creed Odyssey de ce côté : les DLC vous mettront face à une armée de zombies mort-vivants et d’une malédiction démoniaque.

Un combat de légende dieux-mortels

Assassin tu deviens, Assassin tu resteras ?

Comme c’est si bien indiqué dans le nom du jeu, tout laisse à porter que Bayek, protagoniste principal, va devenir le premier Assassin de l’Histoire. Mais le jeu ne se résume pas qu’à assassiner des chefs de l’Ordre des Anciens. Être assassin c’est aussi avoir de puissantes compétences toutes aussi utiles qu’intéressantes à prendre en main. Vous pourrez empoisonner des cadavres, endormir vos ennemis, contrôler des animaux, devenir invisible dans les buissons… Le gameplay devient ainsi plus varié, au plus grand plaisir du joueur, qui peut alors choisir comment approcher un camp ennemi par exemple.

Premier acte qui fait de Bayek un Assassin

Assassiner c’est bien joli, mais cela ne résout pas tout : il faudra bel et bien combattre en face à face avec vos ennemis. Pour cela, vous aurez un large panel d’armes à disposition. Les armes lourdes (hache, massue…) sont bien pratiques pour attaquer brutalement vos ennemis mais vous serez très lents avec, tandis que les armes rapides (épée, dague…) font moins mal mais ont une fréquence d’attaque plus élevée. Particularité que j’ai préféré à Odyssey, le combat au bouclier. Très utile et très réaliste, c’est un renouveau dans le gameplay !

Bouclier/épée : un combo épique

Un RPG aux activités variées et même du multijoueur !

Cet épisode d’Assassin’s Creed Origins s’oriente davantage vers un aspect RPG. Lorsque vous tuez un ennemi, celui-ci laisse tomber des armes ou du butin, qui vous serviront ensuite à vous équiper et gagner en puissance totale. La puissance totale vous permet d’affronter des ennemis plus puissants, chaque région du jeu ayant un niveau de puissance standard. Une façon d’éviter de « rusher » trop vite le jeu ? On note aussi que vous pouvez avoir deux armes à distance et au corps à corps mais ce n’est déblocable que par les aptitudes.

Un inventaire qui se développe au fil de l’aventure

Pour améliorer vos dégâts d’assassin, de défense ou votre vie, il faut obligatoirement passer par des phases de farm. Un seul objectif : récupérer les consommables nécessaires à l’amélioration, que ce soit des peaux d’animaux, du bois, de l’or… Il y a aussi quelques points d’intérêt comme tuer des animaux alphas dans une tanière. Mais il arrive que les animaux prennent la fuite, ce qui rend la tâche ardue.

La chasse essentielle mais parfois compliquée

Outre les multiples quêtes annexes données par les PNJs, vous pourrez aussi « venger » des joueurs tombés au combat. Grâce à des points d’intérêt bleu, vous verrez où est le corps du joueur en question. Une fois trouvé, une quête se déclenche : vous devrez tuer les ennemis qui ont mis le joueur en difficulté. Une façon innovante mais plutôt redondante de faire des interactions multijoueurs… Heureusement, faire ces missions donne des points et matériaux à utiliser en boutique pour débloquer de nouvelles armes ou cosmétiques.

Venger des joueurs pour gagner des récompenses

Devenez égyptologue à travers le Discovery Tour

Véritable mine d’informations sur l’Égypte ancienne, ce mode de jeu vous permet de parcourir toute la carte sans contraintes d’ennemis ou de niveaux. Très pratique, on débarque – on incarne Aya aussi ! – en plein cœur de la ville d’Alexandrie. Très bien représentée, la ville montre un visage différent de lorsqu’on la visite en mode Histoire. En effet, pas d’ennemis et beaucoup de points d’intérêts à visiter : on est pris au jeu et on a envie de découvrir l’histoire de la ville. Il y a beaucoup d’explications données textuellement et oralement. Un vrai cours d’histoire ! Ubisoft garantit que toutes les informations ont été approuvées par des égyptologues qualifiés.

Pouvoir comprendre comment fonctionnait la civilisation égyptienne est un pur bonheur ! Avec des visites guidées de 3 à 10 minutes voire plus, le joueur découvre tous les aspects des endroits qu’il a pu visiter lors d’une partie normale. Comme par exemple, les pyramides de Gizeh, on les découvre de loin au début du jeu, on s’en approche et on est vite subjugué. Dans le Discovery Tour, il y a trois stations qui détaillent la structure complète des pyramides et de la nécropole : des informations de comment elles ont été construites, des souverains qui y sont morts, des trésors qui s’y cachent… Très utile et surtout très instructif !

Discovery Tour : des explications très détaillées

ON A AIMÉ
+ Un voyage en Egypte immersif : intrigue émouvante, décors, bande-son…
+ La découverte des origines de la Confrérie des Assassins, les Isu…
+ Des mécaniques d’assassin variées et très utiles
+ Chasser, aligner les étoiles, tombeaux, combat d’arènes…
+ Durée de vie conséquente surtout avec les DLC

ON A MOINS AIMÉ
Les textures qui commencent à peu à vieillir
Des animations faciales plutôt moyennes
Quelques soucis de comportement de l’IA
Pas mal de problèmes de caméras : en combat, HUD en mode photo…

Premier épisode de la trilogie Origins-Odyssey-Valhalla, le jeu nous embarque avec élégance en terre des pharaons. Comme à chaque Assassin’s Creed, Ubisoft réussit à embarquer le joueur dans une épopée, très touchante et émouvante : on découvre Bayek et Aya, en quête de vengeance, leur fils ayant été tué par l’Ordre des Anciens. A travers un openworld gigantesque, riche en contenu (activités, missions annexes, courses, exploration…) mais plutôt équilibré, on a la liberté de choisir comment accomplir notre mission. Vous pouvez foncer aux pyramides de Gizeh et explorer le tombeau de Kheops par exemple, mais c’est déconseillé de le faire dès le début de l’aventure : les ennemis auront un niveau bien supérieur au vôtre. Bien pensé par Ubisoft donc, cela oblige le joueur à visiter les premières zones du jeu et découvrir les mécaniques de jeu et à s’en servir. L’assassinat et l’infiltration sont accessibles et bien expliqués dès le début du jeu : on assiste bel et bien à la naissance de la Confrérie des Assassins. Et puis le jeu vous donne aussi l’occasion de faire connaissance avec l’Histoire comme Cléopâtre et les lieux historiques de l’Egypte. Fan d’Assassin’s Creed ou non, je ne peux que recommander Assassin’s Creed Origins : le voyage vaut clairement le détour, une vraie pépite pour tout égyptologue ou explorateur en herbe !

Un grand merci à LU6.1 pour nous avoir permis de tester le jeu !

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