Chorus : la rédemption d’une symbiose galactique à travers une épopée Nara-tive

Longtemps attendu depuis son annonce il y a plus d’un an, Chorus est finalement arrivé sur tous nos écrans le 3 décembre. Cette création signée DS Fishlabs et éditée par Deep Silver nous embarque tout droit dans le combat de Nara, une ancienne pilote du Cercle dont la mission sera de vaincre le Grand Prophète et ses disciples, après avoir déserté leurs rangs et se cacher pendant des années… Notre mission prend la forme d’un shooter spatial dont le gameplay se rapproche fortement de EVERSPACE sur plusieurs aspects mais sans le côté « die and retry » qui pouvait en rebuter plus d’un… en plus d’une ambiance futuriste et mystique proche d’un Control. Avec tous ces ingrédients, Nara et son arme vivante Forsaken arriveront-ils à nous convaincre de les aider dans leur quête de rédemption ?

Triste tragédie au cœur des étoiles

Dès le début du jeu, on apprend rapidement à cerner le personnage de Nara. Celle-ci regrette ses actions passées, comme la destruction de Nimika Prime où Nara a provoqué la mort de milliers d’habitants de cette planète lorsqu’elle était au service du culte du Grand Prophète. Le grain de sable qui fera changer la pilote prodige de camp et la lancera sur une quête légitime de vengeance. Désormais devenue une simple pillarde dans le système Stega Central, elle tente de refaire sa vie tout en continuant d’échapper à son douloureux passé. En effet, le Cercle cherche à dominer l’ensemble des mondes et planètes à leur portée en appliquant leurs doctrines pour y parvenir, des stratégies militaires diaboliquement efficaces… Sept ans après la retraite de Nara, les milices de cette organisation sont de retour et attaquent son havre de paix, la forçant à reprendre les armes et aider la Résistance à vaincre l’oppresseur. Vous l’aurez compris, toute l’aventure sera focalisée sur Nara mais on fera la rencontre de nombreux autres personnages à travers chaque mission, dont Forsaken, l’IA à l’intérieur du vaisseau de Nara, ou les mystérieux Sans-Visages ou encore le fameux Grand Prophète, antagoniste principal. On ne vous en dit pas plus mais une chose est sûre, le lore de Chorus brille par sa cohérence et son originalité. Bravo aux équipes de DS Fishlabs !

Des mondes ouverts bien remplis

Si l’univers représenté par chaque faction de la Résistance donne un certain goût de liberté à laquelle on peut facilement s’identifier, on comprend vite que le Cercle est une menace à éliminer. Au cours de cette épopée dont il faut environ une vingtaine d’heures pour voir le bout, on pourra en apprendre bien plus sur Nara et Forsaken, le Cercle et la Résistance via des quêtes scénarisées qui rempliront le bestiaire pour se rappeler à n’importe quel moment de chaque pièce de ce grand puzzle via le menu. L’occasion d’en apprendre toujours plus est d’aider les habitants en échange d’informations ou de quêtes annexes, dans les temples mystiques ou encore grâce aux souvenirs.

Un univers riche en rencontres

En somme, l’aventure est tellement vivante et prenante qu’il est rare de s’ennuyer : en dehors des missions principales, vous pourrez parcourir chacun des mondes pour trouver des quêtes annexes, quelques fois des évènements aléatoires… Amis explorateurs, vous ne serez pas déçus du voyage surtout qu’il sera bien garni ! On regrette toutefois de n’avoir « que » cinq mondes à visiter même s’ils se révèlent extrêmement cohérents dans leur globalité, une fois l’aventure terminée. Vous voulez en voir plus mais avec encore plus de challenge ? Essayez donc le mode PermaDeath où la moindre mort vous fera recommencer la partie depuis le début…

Course au coude à coude, perdus dans la Ceinture

Magnifiques paysages de science-fiction…

Si vous avez été aussi subjugué que nous par l’iconique Control, vous ne serez pas déçu de l’ambiance qui règne dans Chorus. Des astéroïdes qui cachent des bases ennemies jusqu’aux trous blancs qui permettent de voyager au-delà de l’espace, en passant par des nuages cosmiques d’éclairs rouges ou encore des terrains de minage, vos yeux seront ravis de toutes ces facettes de couleurs, à chaque minute de jeu. Un pur régal dont on hésitera pas à immortaliser chaque instant grâce à un mode Photo. Notez aussi la présence d’un mode Performances à 60 FPS, déjà bien huilé esthétiquement, ou un mode Haute Qualité qu’on déconseille si vous voulez conserver une certaine aisance et maniabilité en phase de combat. Même si dans l’ensemble, il faut adhérer à toute la dimension mystique pour l’apprécier au maximum, Chorus est vraiment très plaisant à jouer sur Stadia, avec seulement un ou deux bugs mineurs rencontrés à l’heure où sont écrites ces lignes.

… le tout avec une fluidité exemplaire sur Stadia !

En terme de jouabilité, les phases de combat sont bien plus agréables à prendre en main que celles de EVERSPACE mais les néophytes du genre seront rassurés de voir qu’à la manette, le jeu est aussi maniable qu’au clavier. Nous avons d’ailleurs préféré jouer à la manette qu’au clavier / souris. Les commandes sont simples : contrôle de la poussée avec le stick analogique gauche tandis que le stick analogique droit contrôle la direction. Les gâchettes permettent, entre autres, d’utiliser le moteur à pleine puissance tandis qu’il faudra presser le stick analogique gauche pour passer en vitesse subluminique. Puis, au fur et à mesure de la progression, les armes se choisissent via la croix directionnelle et les pouvoirs avec les boutons. En dehors des combats, vous pourrez trouver des Sanctuaires et d’autres structures à visiter pour en apprendre plus sur l’univers et, parfois, débloquer de nouveaux items. Chorus, ce n’est pas que de l’action mais bien une aventure structurée en temps et diversifiée en contenu…

Une belle fluidité en combat !

Briser le Cercle avec des pouvoirs, les détruire avec des armes

L’originalité de Chorus réside surtout dans son gameplay farouchement permissif où des pouvoirs appelés Rites vous permettent de vraiment choisir une approche aussi offensive que défensive. Si vous vous retrouvez en fâcheuse posture, vous pouvez utiliser le Rite de la Chasse pour vous téléporter dans une position jugée la plus avantageuse pour abattre un ennemi spécifique tandis que le Rite de la Tempête perturbe le bon fonctionnement des armes, boucliers et réacteurs de l’adversaire situé dans votre champ de vision. Attention, chaque utilisation fera diminuer votre barre de pouvoir qui se reconstituera au fur et à mesure du temps. On vous laisse le plaisir de découvrir les autres Rites, qui franchement une fois tous découverts, se montrent extrêmement permissifs !

Les Rites pimentent le gameplay !

Répandre le chaos sans le moindre remords

Il est évident que les fans de combats galactiques seront loin d’être déçus par Chorus. Un de nos moments préférés est l’attaque des bases ou vaisseaux mères et leur destruction. Ces phases de combats sont jouissives dans le sens où vous devrez détruire les défenses, dans un premier temps, pour désactiver le bouclier qui protège le générateur principal. C’est nerveux, excitant et très haletant d’esquiver les tirs des tourelles grâce aux mécaniques de dérive – dont nécessitent un léger temps d’adaptation niveau jouabilité – ou encore détruire les flottes défensives, celles qui posent des mines ou bien celles qui perturbent les sens de Nara via des totems psioniques. Bref ! Des allures authentiques de batailles spatiales à grande échelle qu’on adore ! Il était temps qu’un space opera aussi bon fasse son arrivée sur Stadia !

Un vent de fraîcheur sur le genre

ON A AIMÉ
+ Une histoire intrigante, Nara et Forsaken en symbiose… pour un grand final vraiment épique !
+ Ambiance profondément mystique réussie tout au cours de l’aventure
+ Mondes ouverts aux magnifiques diaporamas SF (et un mode Photo !)
+ Gameplay fluide et addictif : exploration, armes et pouvoirs prenants…
+ Excellentes sensations au combat, renforcées par un didacticiel bien construit

ON A MOINS AIMÉ
Textes un peu trop petits selon l’écran (sur smartphones en particulier)
Difficile de lire les sous-titres en plein combat…

Il est évident que Chorus conclut l’année en beauté sur Stadia. Depuis le temps qu’on l’attendait, on peut dire que c’est ASSURÉMENT notre GOTY 2021 sur la plateforme ! À travers un récit aussi intriguant que mystique, on se surprend à explorer ces vastes mondes dévastés par le Cercle. Grâce à de multiples pouvoirs et quelques fonctionnalités intéressantes, DS Fishlabs et Deep Silver ont réalisé un chef d’œuvre spatial très addictif qui se distingue plutôt bien de la concurrence, surtout en combat dont on a apprécié la fluidité et la jouabilité assez simpliste, ce que les néophytes apprécieront ! Chaque monde est visuellement magnifique et c’est un vrai bonheur pour les amoureux de SF même si certains sont moins vivants que d’autres. En même temps, le Cercle répand la mort dans la galaxie… Mais fini de tourner autour du pot : on ne cache plus notre amour pour Chorus dont on espère une suite ou un DLC très prochainement. On retourne volontiers dans le cosmos avec l’iconique duo Nara / Forsaken, dont on apprend tous les secrets jusqu’à la fin de l’aventure (qui nous a pris exactement 22 heures de jeu sans trop se presser) afin de défendre la paix des mondes contre les doctrines du Cercle. Toujours plus près du « In Chorus Omnia » !

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